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Emplois, recrutement et chasse de tête au Québec

La maîtrise de l’anglais, est-ce nécessaire?

21 Novembre 2011, par Équipe Thorens Chasseurs de têtes

Dans une province où l’enjeu linguistique est un sujet particulièrement délicat, il est intéressant de se poser la question de la véritable importance pour un francophone de maîtriser ou non la langue anglaise.

Tout d’abord si l’on fait abstraction du contexte particulier du Québec, on ne peut que constater que l’économie est de plus en plus globale et que la langue utilisée pour les affaires est principalement l’anglais. Que l’on soit en France, en Roumanie ou au Brésil, beaucoup de cadres n’ont désormais plus le choix de parler cette langue s’ils veulent rester compétitifs sur le marché du travail.  Pour certains métiers c’est même une condition sine qua non : achats, logistique, R&D (la plupart des grands colloques et publications sont en anglais), etc…

Si l’on pense maintenant à la situation du Québec et en particulier de la région de Montréal (qui est le 1er bassin d’emploi de la province) il faut toujours avoir en tête qu’environ 25% de la population de l’île est anglophone (environ 10% pour l’ensemble du Québec selon le recensement de 2006, http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2008004/chrt-graph/desc/desc-1-fra.htm) et que les entreprises du Québec ont très souvent des liens commerciaux avec d’autres provinces et avec les États-Unis. 

Le contexte global fait en sorte que face à un autre candidat à compétences égales, le candidat bilingue augmentera très nettement ses chances d’obtenir le poste convoité.

Il est également intéressant de noter, toujours selon le recensement 2006, que 90% des jeunes de 21 ans non-francophones étaient capable de soutenir une conversation dans les deux langues officielles contre seulement 60% des jeunes francophones. Dans un poste nécessitant absolument d’être bilingue, les jeunes francophones seraient donc statistiquement désavantagés.

En résumé si la maîtrise de l’anglais n’est pas un pré requis absolu pour avoir un travail intéressant, il est clair qu’elle peut faciliter votre carrière et vous ouvrir des portes sur des expériences (expatriation, gestion d’équipes multiculturelles, etc…). Or il faut savoir qu’apprendre l’anglais n’est pas forcément long et onéreux. Il existe une foule de solutions simples pour progresser : cours universitaires ou privés, cours par téléphone, par Internet, instituts proposant des cours de langues à bas prix ou même s’astreindre à regarder quelques minutes par jour la télévision en anglais.

La maîtrise de l’anglais fait maintenant parti d’un regroupement de compétences générales (bonne qualité de rédaction, maîtrise des outils informatiques) nécessaire pour développer votre employabilité. À vous de vous donner les armes pour atteindre vos buts et réaliser vos souhaits en matière de projets professionnels. Le français sera toujours la langue de travail au Québec, mais comme les marchés sont maintenant mondiaux, il est important de pouvoir communiquer avec tous ses partenaires.