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Emplois, recrutement et chasse de tête au Québec

Doit-on se préparer à une pénurie de main d’œuvre?

28 Janvier 2016, par Équipe Thorens Chasseurs de têtes

C’est un fait bien connu au Québec, la population est vieillissante et cela deviendra un problème d’envergure dans les prochaines années. Avec le retrait massif des baby-boomers du marché du travail, doit-on s’attendre à une pénurie de main d’œuvre ?

Selon l’ISQ (Institut de la Statistique du Québec), la majorité des régions du Québec connaîtront une baisse de la population en âge de travailler d’ici 2036.  Son plus récent rapport suggère que « la part des 20-64 ans, qui était d’environ 63% entre 1986 et 2011, devrait décroître jusqu’à 54% d’ici 2031, puis à moins de 52% en 2061. À l’inverse, la part des 65 ans et plus connaîtra une accélération de sa croissance, passant de 16 % en 2011 à 25 % en 2031, et à plus de 28% en 2061. »

Il n’y a donc aucun doute qu’un vide sera à combler dans les prochaines années sur le marché du travail.  Selon le rédacteur en chef de Jobboom, plus d’un million de postes d’ici 2021 seront disponibles. Il s’agira sans doute d’un lourd poids pour les entreprises, car celles-ci devront investir beaucoup en formation d’employés et en recrutement.

La main d’œuvre qualifiée sera également de plus en plus rare, surtout dans le secteur manufacturier, qui génère tout de même 12% du PIB. À l’heure actuelle, 52 % des dirigeants d’entreprises affirment déjà que l’absence de soudeurs, machinistes, métallurgistes, opérateurs et techniciens  empêche le Québec d’atteindre le niveau de productivité souhaité. Les entreprises s’arrachent les travailleurs qualifiés et certaines devront probablement devoir s’en passer dans un futur proche.

Des solutions…

Heureusement, quelques facteurs présents dans l’environnement externe et interne pourront faciliter ce changement démographique :

  • Premièrement, l’immigration sera un facteur-clé pour remplacer les baby-boomers sur le marché du travail. Plusieurs d’entre eux sont très qualifiés, et ont déjà acquis une expérience de travail dans leur domaine
  • L’avancement des technologies permettra également aux entreprises de produire plus, avec moins de main d’œuvre. L’automatisation des procédés deviendra certainement un incontournable, surtout en région, pour favoriser le maintien de la production.
  • Une incitation à des départs à la retraite plus tardifs sera également une bonne solution. Cela donnera la chance aux plus vieux la chance de former la relève, ce qui favorisera le maintien de la performance organisationnelle.
  • Selon Paul Bélanger, le directeur de l’Observatoire compétences-emplois de l’UQAM, il faudra modifier les formations pour les adapter à la nouvelle réalité du marché du travail. Il faudrait offrir des formations à temps partiel pour augmenter les connaissances des personnes actuellement en emploi en les rendant plus qualifiées. On estime également qu’il faudra redorer le blason de la formation professionnelle, souvent impopulaire malgré ses excellentes perspectives d’emploi dans les prochaines années.

En conclusion, une pénurie de main d’œuvre se fera effectivement sentir dans les prochaines années. Par contre, les entreprises disposent d’une certaine marge de manœuvre. La faiblesse du dollar canadien, l’immigration, l’avancement des technologies, les départs à la retraite plus tardifs et les solutions développées par le gouvernement et les acteurs du milieu aideront certainement le marché du travail à surmonter ce défi.

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